Résumé :
Calcutta.
Un voyageur embarque sur l’Océania pour regagner l’Europe. La nuit cet homme
sort sur le pont prendre l’air, au calme. Sa rêverie est troublée par l’irruption
d’un inconnu.
La
discussion peine à s’enclencher mais finalement le mystérieux visiteur se
laisse aller à quelques confidences… Nous apprenons qu’il est médecin, exilé de
force en Malaisie après une faute professionnelle. Sa vie là-bas n’a été qu’en
empirant : solitude, mal du pays, alcool… bref, il se retrouve dans une sorte
de léthargie mentale, dans un ennui profond.
L’arrivée
d’une riche Anglaise dans sa vie va tout bouleverser jusqu'à un point de non
retour. Cette dame est venue frapper à sa porte avec l’intention de se faire
avorter le plus discrètement possible. La bourgeoise pétrie d’orgueil énerve le
médecin qui souhaitait un peu plus de considération. Une proposition indécente
du docteur va clore ce rapport de force, la belle blonde tourne les talons et s’échappe.
Fou de rage, le docteur part alors à sa poursuite en oubliant morale, bienséance
et conscience. Son état incontrôlable le mène en ville où il tente de reprendre
contact avec elle. Peu à peu, il reprend ses esprits. Pris de remords, il
cherche à s’excuser avant qu'il ne soit trop tard…
Mon avis :
Cette
nouvelle écrite en 1922 résonne de modernité et de profondeur tant l’écriture et
les descriptions du ressentir du héros sont justes et réalistes. Amok désigne un
fou sanguinaire courant et tuant tout être sur son chemin, ce titre retranscrit
parfaitement le cas de ce médecin qui prit de passion déraille
pour retrouver cette jeune femme. L'analyse profonde de ses
obsessions, sa déraison, sa passion plonge le lecteur au coeur du malaise et l’autodestruction humaine.
Ce récit poignant met en scène 2 âmes esseulées à bord de ce bateau perdu
entre l’Asie et l’Europe. L’écrivain sait tenir en haleine son lecteur jouant
sur une ambiance mystérieuse et oppressante. On se laisse emporter par cette mise en abîme où le médecin se confie à un inconnu comme s’il se livrait à
une thérapie. L’auteur (grand
ami de Sigmund Freud) s’attache à la psychologie de ses personnages comme l’exutoire
de ses propres angoisses. Cette nouvelle dramatique semble présager le suicide de Stefan Sweig et de son épouse, décédés en 1942.

Wouah ! Le livre a l'air génial, malheureusement avec tous les livres que je n'ai pas encore lu, si j'en achète un autre ma mère risque de ne pas être tout à fait contente. Merci pour ta (vieille) visite sur mon blog, je repasserais sur le tiens.
RépondreSupprimerClémence. xx
http://fille-au-foyer.blogspot.com