mardi 2 avril 2013

Fous de l'Inde


Aujourd'hui, je vous parle d'un livre qui vous fera voyager en Inde, pays mystique et atemporel.

Résumé :

L'Inde rendrait-elle fou ? Un psychiatre, Régis Airault, a constaté que, de Bombay à Goa, de Delhi à Pondichéry, un véritable syndrome indien touche les Occidentaux - pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes - qui se rendent dans ce pays. Là plus qu'ailleurs, et de manière plus spectaculaire, il semble que notre identité vacille. Des personnes jusque-là indemnes de tout trouble psychiatrique éprouvent soudain, sans prise de drogue, un sentiment d'étrangeté et perdent contact avec la réalité. Plus curieux : ces troubles sont presque tous sans lendemain. Revenu chez lui, le voyageur en garde même un bon souvenir et, quelque temps plus tard, il n'a souvent plus qu'une idée en tête : retourner en Inde... Qu'est-ce donc qui nous attire en Inde ? Pourquoi sommes-nous si fragiles là-bas ? Et que nous apprend sur nous-mêmes cette expérience qui transforme en profondeur notre vision du monde.







Je me suis laissée embarquer par les histoires et les témoignages quelque peu romancés du psychiatre, Régis Airault. Il explique bien le choc de l’Inde "un vécu de déréalisation auquel est soumis tout voyageur à l'arrivée.  Même si la personne s'attend à ce choc culturel, la réalité dépasse souvent de loin ce qu'elle a imaginé et peut être à l'origine de toutes sortes de symptômes : angoisses, attaques de panique, sidération, effondrement dépressif, etc. » Le voyageur oscille entre réel et imaginaire, ce qui lui fait perdre tout repère mais n’est-ce pas ce qu’il recherche ?

Les thèmes :

L’auteur aborde le thème de l’adolescence (c'est-à-dire, selon Régis Airault, le passage de l'enfance à l'âge adulte) qui amène des voyageurs occidentaux à choisir la route de l’Inde « cet espace transitionnel », hors du temps et composé de rites de passage que l’on retrouve dans les sociétés africaines.

Autre sujet : la mort. On la lit dans chaque ligne même si elle n’est citée en tant que telle. Le rapport à la mort des indiens est serein, le cycle des réincarnations y est pour beaucoup et l’idée du destin (karma) montre une fatalité assumée. Cela permet de relativiser le sentiment de mort « naître à la vie, n’est-ce pas aussi naître à la mort ? »

Enfin, le voyageur ressent une nostalgie à son retour d’Inde. « Quand on connaît ce pays, il semble que l’on y revienne toujours. La première fois, on peut avoir la nausée, des haut-le-cœur, voire des vomissements, puis c’est la « lune de miel » : le paradis, l’intemporalité, le sentiment de toute-puissance. »

Délires, folies, nostalgie sont au rendez-vous. Si vous êtes à la recherche du sentiment océanique, ce livre vous comblera.

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